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En bref : • Renault s'aventure dans le marché des drones en partenariat avec Turgis Gaillard, expert en équipements militaires • Cette diversification intervient dans un contexte de transformation du secteur automobile et s'inscrit dans une initiative pilotée par la Direction générale de l'armement • Le projet combine l'expertise technologique de Turgis Gaillard avec le savoir-faire industriel de Renault pour la production en série • Cette stratégie pourrait contribuer à développer une filière européenne des drones, réduisant la dépendance aux fournisseurs étrangers |
Renault fait un pas audacieux en s’aventurant dans le monde des drones, un domaine qui va bien au-delà de l’automobile et touche des enjeux de souveraineté technologique.
Ce virage vers l’aviation sans pilote est en réalité un tournant majeur pour le constructeur français. Traditionnellement ancré dans le secteur automobile, notamment avec son engagement vers l’électrique, Renault explore désormais des horizons inédits, reliant défense, aéronautique légère et innovations technologiques.
Ce projet stratégique est le fruit d’une collaboration avec Turgis Gaillard, reconnu pour son expertise dans le développement de drones et d’équipements militaires. Dans cet alliance, Turgis Gaillard conserve la maîtrise des technologies, tandis que Renault applique son savoir-faire industriel, se concentrant sur la production en série et l’optimisation des coûts.
La question de la souveraineté technologique européenne
Ce rapprochement s’inscrit dans une dynamique pilotée par la Direction générale de l’armement (DGA). Cette agence joue un rôle crucial dans l’établissement des besoins militaires et le suivi du programme, permettant à Renault de ne pas entrer directement sur le marché de la défense, mais de servir comme un acteur industriel clé dans un projet national stratégique.
Cette diversification arrive à un moment où le secteur automobile traverse une transformation profonde. Entre baisse des volumes et pression sur la rentabilité, les constructeurs sont contraints de redéfinir l’utilisation de leurs outils industriels. Pour Renault, c’est un moyen pragmatique d’exploiter pleinement ses ressources.
Le marché des drones, quant à lui, est en pleine expansion, avec des applications tant civiles que militaires. L’implication d’un grand groupe tel que Renault pourrait bien contribuer à organiser une filière française et européenne, encore très dépendante de fournisseurs extérieurs.
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Reste à voir si cette initiative est un simple coup de pouce ou si elle annonce un changement plus large dans le rôle des constructeurs automobiles au sein de l’industrie stratégique européenne. Qu’en pensez-vous ? Peut-être, cela pourrait-il bouleverser le paysage industriel tel que nous le connaissons ?
Pour en savoir plus sur les enjeux de la souveraineté technologique, consultez cet article sur Reuters.

Je m’appelle Christian Robillard, passionné de véhicules électriques. J’ai toujours aimé l’innovation, mais ce qui me fascine, c’est comment une batterie peut révolutionner nos trajets. L’électrique, c’est un monde à explorer.

