|
En bref : • Tesla refuse d'introduire un accord collectif de branche et s'oppose à la réduction du temps de travail à la Gigafactory de Berlin, malgré les pressions d'IG Metall. • La direction affirme avoir augmenté les salaires de plus de 25% en moins de quatre ans, tandis que le syndicat conteste ces chiffres et estime que les salaires restent inférieurs aux standards du secteur. • Le directeur André Thierig considère la demande de semaine de 35 heures comme une "ligne rouge" qui menacerait la compétitivité de l'usine. • Ce conflit social se déroule dans un contexte stratégique avec l'élection du comité d'entreprise prévue pour 2026, cruciale pour l'avenir du site. |
La Gigafactory de Berlin est au cœur d’un véritable tumulte social. Tesla, fidèle à sa ligne dure, refuse de céder aux pressions syndicales. Que se trame-t-il donc dans cette usine emblématique ?
Tensions croissantes à Grünheide
Le rapport entre Tesla et le syndicat IG Metall s’intensifie, notamment à la Gigafactory de Grünheide, en Allemagne. Le constructeur de voitures électriques refuse catégoriquement d’introduire un accord collectif de branche et refuse fermement toute réduction du temps de travail, malgré la montée des revendications des travailleurs.
André Thierig, le directeur du site, défend une approche différente de celle du secteur automobile allemand en arguant que Tesla a une flexibilité économique supérieure. Pour lui, cela justifie une politique salariale plus audacieuse, sans convention collective. En effet, il souligne que l’accord de branche actuel aurait limité les augmentations de salaire à 2 %, tandis que Tesla a offert une hausse de 4 %.
Cela fait que, depuis le démarrage de la production à Grünheide, les salaires auraient augmenté de plus de 25 % en moins de quatre ans. Pourtant, l’IG Metall Berlin-Brandenburg-Sachsen conteste fermement ces chiffres, affirmant que l’absence de convention collective maintient les salaires en dessous des standards de l’industrie automobile allemande.
La semaine de 35 heures : une question de survie
Au-delà des salaires, la demande de réduire la durée de travail à 35 heures crée une véritable fracture. L’IG Metall plaide pour cette réduction, mais André Thierig a tracé une « ligne rouge ». Selon lui, cela compromettrait la compétitivité du site et la performance de l’usine.
Ce bras de fer se déroule dans un contexte stratégique, alors que l’élection du comité d’entreprise approche, prévue pour 2026. Pour Tesla, ce scrutin est crucial, car un renforcement de l’influence syndicale pourrait remettre en question certains projets d’expansion de l’usine.
Cet article pourraitvous intéresser :
Lors de la dernière élection, l’IG Metall était arrivé en tête en termes de sièges, mais n‘a pas réussi à obtenir une majorité, laissant ainsi la main aux représentants non syndiqués.
Comme vous pouvez le constater, les enjeux sont de taille et le conflit est loin d’être résolu. Pensez-vous que Tesla finira par revoir sa position face à des syndicats de plus en plus déterminés ? Cela promet de passionnantes évolutions.

Je m’appelle Christian Robillard, passionné de véhicules électriques. J’ai toujours aimé l’innovation, mais ce qui me fascine, c’est comment une batterie peut révolutionner nos trajets. L’électrique, c’est un monde à explorer.

